DE SPHÆRIS

La culture

astrologique

vivante

Vestiges astrologique au Louvre

Accueil / Contact / Comment soutenir De Sphæris

   
L'autel des douze dieux

Ce lourd disque de marbre, dont l'usage reste mystérieux, date du 1er siècle après J.-C. Il a été découvert à Gabies, en Italie.

 

Les bustes sont ceux des douze dieux de l'Olympe, que l'on peut identifier par leurs attributs : Vénus unie à Mars par le petit Cupidon, Jupiter et son foudre, Minerve casquée, Apollon puis Junon avec un sceptre, Neptune et son trident, Vulcain et son sceptre, Mercure et le Caducée, Vesta, Diane et son carquois, Cérès.
Le pourtour de l'autel représente l'écliptique et, notamment, les douze signes du zodiaque.

Haut de page

Les signes (ci-dessus la Balance et le Scorpion, ci-dessous les Poissons et le Bélier) ne sont pas les seuls à être représentés sur cet autel ; on y distingue également certains autres attributs des dieux (chouette, paon, chien, etc.)

 

Collection Borghèse - Musée du Louvre, Paris

Le Trône de Saturne

Incertitude sur ce bas-relief de marbre provenant d'Italie (ci-dessous) : date-t-il du 1er siècle après J.-C. ou du XVIe siècle? La notice du Louvre précise "Ce relief montrant des Amours déposant une faucille et un sceptre au pied d'un trône - que la représentation du zodiaque désigne comme celui de Saturne - est décrit dans la salle des Antiques au Louvre au milieu du XVIIe siècle. Cette plaque appartient à un ensemble de reliefs évoquant la présence des dieux par la seule représentation de leur trône. Certains de ces reliefs sont antiques et dateraient du 1er siècle après J.-C. La présence d'une autre réplique à Venise fait douter de l'authenticité du relief du Louvre."

Au pied du trône, une sphère céleste (ci-dessous) posée sur des vagues et entourée de la bande zodiacale sur laquelle on distingue, sans certitude, le Taureau et le Bélier.

Collection royale - Musée du Louvre, Paris

 

Soutenir De Sphæris

 

Le projet De Sphæris a pour ambition de dépasser les barrières linguistiques et culturelles.

Son fonctionnement est totalement collaboratif et bénévole.

La traduction des articles que De Sphæris met en ligne chaque mois induira des coûts élevés.

 

Nous faisons appel à votre soutien financier pour que ces coûts puissent être pris en charge collectivement.

 

 ð Comment soutenir De Sphæris

 

Haut de page

Le zodiaque de la galerie d'Apollon

Créée par Charles Lebrun à partir de 1663 pour le roi Soleil, cette galerie, qui abrite aujourd'hui les bijoux de la Couronne, est toute entière dédiée à l'espace, dont la compréhension était, à l'époque, en pleine révolution.
 

 

Le Soleil est l'élément central de la galerie, comme en témoignent les ors du plafond. Autour du panneau central, "le triomphe d'Apollon" d'Eugène Delacroix, on retrouve le jour, la nuit, les heures, les saisons, les signes du zodiaque, les planètes qui les maitrisent, les médaillons des mois. Une visite incontournable pour les amateurs, qui y retrouveront l'influence de Manilius. Ci-dessus, le signe du Sagittaire, jeune centaure archer

 Mercure volant

Mercure est le dieu du commerce, des voyages et messager des autres dieux dans la mythologie romaine, assimilé à l'Hermès grec. Ses attributs traditionnels sont la bourse, le plus souvent tenue à la main, le pétase (chapeau rond), le caducée, des sandales ainsi qu'un coq et/ou un bouc. (source : Wikipedia).

 

La sculpture en bronze de Jean de Bologne a été réalisée entre 1564 et 1580. La statue originale est au Bargello, à Florence. La copie ci-dessus se trouve au musée du Louvre.

 

Photo : Didier Castille

Haut de page

Le zodiaque de Dendérah

Cette pierre sculptée originale représente la voute céleste. Elle est exposée au Louvre dans sa disposition d'origine, c'est à dire en plafond d'une chapelle dédiée au dieu égyptien Osiris à Dendérah. Elle a été amenée à Paris en 1821 par le général Desaix, soit deux décennies après la fin de la campagne d'Égypte. On a longtemps cru qu'elle datait du Nouvel Empire mais, au vu de la disposition des astres qui y sont représentés, on la situe plutôt vers 50 avant J.-C.
Il s'agit d'une projection du ciel étoilé sur laquelle on aperçoit les planètes positionnées dans les douze signes et les trente-six décans du zodiaque. Une relation était établie entre les signes zodiacaux et les cycles lunaires de trente jours calés sur le lever héliaque de l'étoile Sothis.

 

Le ciel est représenté par un disque porté par quatre femmes et huit hommes à tête de faucon. Les trente-six décans sont situés sur le cercle extérieur, les signes à l'intérieur. Ci-dessous, de gauche à droite, parmi les constellations et les étoiles, le Capricorne, chèvre à queue de poisson, le Sagittaire, centaure archer qui non seulement est ailé mais porte la double couronne égyptienne, et le Scorpion.

 

 Haut de page

 Les chasses de Maximilien

Au premier étage de l'aile Richelieu du Louvre se trouve la Galerie des "Chasses de Maximilien" dont les murs portent douze immenses tapisseries de laine, de soie, d'or et d'argent représentant des scènes de chasse propres à chaque mois, ou plutôt à chaque signe zodiacal, de l'année.

 

Le signe du Capricorne, représenté par une chèvre

Au sommet de chaque tapisserie figure en médaillon le symbole du signe. La mise en scène de chaque panneau est elle-même inspirée des traditionnels travaux et occupations qu'on avait coutume d'attribuer aux signes. Ici, le panneau concerne le signe du Capricorne, moment de l'année durant lequel les paysans tuent le cochon ; la scène de chasse lui correspond exactement par la capture et la mort du sanglier.

Ces tentures montrent l'impact de l'art italien dans le reste de l'Europe, notamment aux Pays-Bas et en Allemagne, à la Renaissance. Elles ont été tissées à Bruxelles au début du XVIe siècle, d'après les cartons de Bernard Van Orley. Les scènes centrales se déroulent dans la forêt de Soignes, aux environs de Bruxelles.

 

 

Monument funéraire du duc Henri 1er de Longueville 

 

Cet obélisque, haut de plus de quatre mètres et daté de 1661, est exposé au musée du Louvre. Il s'agit de la tombe d'une des fidèles d'Henri IV, le duc de Longueville, ou plus exactement de son cœur.
Les années passées à Rome pour étudier l'art Antique ont fortement influencé François Anguier, l'auteur du chef-d'œuvre, comme en témoigne, en particulier, l'iconographie qui, tout en étant chrétienne, s'inspire des mythologies grecque ou romaine : Janus, Hercule, Gorgone...

On y remarque aussi, sur le côté gauche une sphère entourée de la bande zodiacale.

 

 

La bande zodiacale autour de la sphère céleste :  le Scorpion, le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau et les Poissons.

 

Haut de page


   Sources : Œuvres et notices du musée du Louvre, base Atlas et base Joconde (Catalogue des collections des musées de France), Wikipedia


Article publié dans De Sphæris, le 27 mars 2010

Droits d'auteur images © Didier Castille - Tous droits réservés

Informations juridiques et copyright

 

Accueil / Contact / Comment soutenir De Sphæris