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Bruges 

 

Dans la cour qui mène au Bruggemuseum-Gruuthuse, parmi des pierres tombales de la Renaissance, se trouvent quelques statues légèrement envahies par la mousse montrent des enfants chinois découvrant les arts et les sciences. Ci-dessous, l'un deux observe une sphère céleste sur laquelle est représentée la ceinture zodiacale ainsi qu'une étoile filante traversant le ciel au dessus des signes du Cancer et du Lion.

 

 

 

 

La Salle Gothique de l'hôtel de ville de Bruges

 

À l’étage de ce bâtiment, l’un des plus vieux hôtels de ville (1376-1420) des anciens Pays-Bas, se trouve la somptueuse Salle Gothique avec son plafond voûté et ses peintures murales.

 

De discrètes représentations des rythmes saisonniers sont situées à la base de chaque arc et à chaque angle de la salle. Il s'agit de personnages ou de scènes mythologiques illustrant des activités et des travaux temporels.

 

Sous chaque représentation, une banderole donne, en vieux flamand, le nom de la saison ou du mois.

   

 

"Lente", le printemps

 

Un homme taille des branches, activité qui illustre souvent le signe du Bélier dans les calendriers traditionnels.

 

"Zomer", l'été

 

Un homme fabrique des outils sur une enclume, à moins qu'il n'aiguise la faux qui lui sert à moissonner. Cette activité est généralement associée au signe du Lion.

 

 

"Herst", l'automne

 

Le temps où l'on récolte le raisin et où on le foule. Ces activités sont souvent attribuées aux signes de la Balance ou du Scorpion. 

 

 

"Winter", l'hiver

 

Un chat sur les genoux, une femme cuisine, à moins qu'elle n'entretienne le foyer. Cette représentation évoque celle attribuée généralement au Verseau (le repas) et aux Poissons (le repos devant l'âtre).

 

Voici quelques unes des douze figures qui s'ordonnent autour de la salle selon la séquence des mois de l'année. Les noms que portent ces mois ont été étudiés, en particulier, par le Baron de Reinsberg-Düringsfeld dans son ouvrage "Traditions et légendes de la Belgique" (1870). Les éléments qui apparaissent ci-dessous en italique sont tirés de cet ouvrage, numérisé récemment par M. Gustave Swaelens.

 

Notons que le "Maend" qui termine chaque nom de mois signifie à la fois "mois" et "Lune", particularité que l'on retrouve également en allemand (Monat et Mond) et en anglais (Month et Moon). Ceci nous renvoie à la construction des calendriers, chaque mois étant, à la base, en relation avec un cycle Soleil-Lune dont la durée moyenne, d'une Nouvelle Lune à l'autre, est de 29,5 jours.

 

 

 

"Lentemaend", très explicitement lié à la saison "Lente", le printemps. La scène représente un homme qui tond des moutons. Cette activité est, dans bien d'autres calendriers du moyen-âge, associée au premier signe de l'été, le Cancer.

"Le mois de mars, qui fut pendant des siècles le premier mois de l'année, a conservé en flamand le nom de "lentemaend", mois du printemps, que Charlemagne lui a donné en l'appelant "Lentzinmânoth."

 

 

"Slagmaend", le mois de l'abattage, un couple égorge un cochon et en recueille le sang. Cette activité est très souvent associée au signe du Capricorne. Le Baron de Reinsberg-Düringsfeld est équivoque quant à ce mois, il l'associe tantôt à novembre en évoquant "slachtmaend, le mois de tuerie" en lien avec les sacrifices, tantôt avec le mois qui précédait alors immédiatement le "louwmaend", c'est à dire janvier. L'ordonnancement des représentations autour de la salle milite plutôt pour décembre.

 

 

 

"Wonnenmaend", le mois du bien-être. Une femme couronnée, tenant une coupe et une gerbe, conduit, sur fond de nuages aériens, un char tiré par deux oiseaux. Selon le Baron de Reinsberg-Düringsfeld, il s'agirait du mois de mai... Il s'agirait plutôt d'avril car la figure ci-dessus se trouve entre "Lentemaend" (mars) et "Bloeimaend" (autre nom pour mai).

 

"Bloeimaend", le mois de la floraison. Une autre femme, couronnée elle-aussi, tenant une clé et un sceptre, conduit un char tiré par deux lions sur fond de terre. "Le mois de mai qui, dans presque tous les dialectes germaniques, a perdu son nom primitif pour prendre le nom latin, est connu en Flandre sous la dénomination de Bloeimaend."

Deux autres figures, "Hoimaend" et "Ougstmaend", représentent des personnages conduisant des chars. Ceux-ci sont conduits par des hommes sans couronne. Le premier, tenant dans les mains une tenaille et un marteau, se tient sur un char à quatre roues tiré par deux chiens sur fond de flammes. Le second, plus âgé, chauve et barbu, conduit une barque tirée par deux chevaux sur fond de vagues. Le premier est juillet, le second août.

 

 

 

La femme de l'apocalypse

 

Une vierge à l'enfant juchée sur un croissant de Lune autour duquel s'enroule un serpent ou un dragon dont on aperçoit la tête et la queue. Cette représentation est fréquente en Belgique, elle provient de la vision de St Jean.

 

 

À l'angle de Meerstraat à Bruges

 

 

À la Sint-Salvatorskathedraal, à Bruges

 

La Chaire de vérité de la cathédrale Ste Gudule et St Michel, à Bruxelles.  Elle représente la chute d'Adam et Ève et la Rédemption symbolisée par la Vierge telle que l'a décrite St Jean dans son Apocalypse, debout sur un croissant de lune, la tête couronnée de douze étoiles.

 

 

En bordure du déambulatoire de la cathédrale Ste Gudule et St Michel, à Bruxelles.

Apocalypse (12, 1-9) - La Vierge couronnée d'étoiles (Vision de Saint Jean)

  • 12:1- Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ;

  • 12:2- elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l'enfantement.

  • 12:3- Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d'un diadème.

  • 12:4- Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s'apprête à dévorer son enfant aussitôt né.

  • 12:5- Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer ; et son enfant fut enlevé jusqu'auprès de Dieu et de son trône,

  • 12:6- tandis que la Femme s'enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge pour qu'elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours.

  • 12:7- Alors, il y eut une bataille dans le ciel : Michel et ses Anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta, avec ses Anges,

  • 12:8- mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel.

  • 12:9- On le jeta donc, l'énorme Dragon, l'antique Serpent, le Diable ou le Satan, comme on l'appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la terre et ses Anges furent jetés avec lui.

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Bruxelles - le Grote markt, la Grand place

Une place exceptionnelle par son architecture, son histoire et sa signification sociale. Par son symbolisme aussi, car chaque maison, chaque statue, chaque ornementation concourent à une vaste mise en scène du processus alchimique.
Ci-dessous, sur la façade de la maison des bateliers, entre deux étoiles, un Soleil drapé et un croissant de Lune.

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Bruxelles - La cathédrale Sainte Gudule et St Michel

 

Située dans le centre historique de la ville de Bruxelles, elle est la principale église catholique de la Belgique.
L'église de style roman des origines a été remplacée par l'actuelle cathédrale de style gothique brabançon, après environ trois siècles de travaux, de 1225 à 1480.

Gudule, qui aurait vécu au VIIe siècle, consacra sa vie aux pauvres et aux infirmes. Elle est vénérée depuis ce temps par tous les habitants de Bruxelles. Ste Gudule représente la victoire de la lumière sur les ténèbres et Saint-Michel la victoire sur le démon. L'ésotérisme est fort présent dans ce lieu, comme le montrent les signes du zodiaque derrière le maître-autel.

 

Une alternance de noirs et de blancs, de lions, de griffons, d'oiseaux et de dragons qui séparent les mois, les sciences, les arts, les signes du zodiaque et les travaux associés à chaque signe.

 

 

Le signe du Bélier

 

Le signe du Scorpion

 

 

Le signe du Capricorne

 

 

Le signe du Sagittaire


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Bruxelles - les constellations au plafond de la galerie Ravenstein

 

 

Le signe du Scorpion

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Le signe des Poissons


Article publié dans De Sphæris N°21, le 19 mai 2009 à 12h39 GMT - Lille 3°E03' / 50°N38'

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